Tout DETRUIRE dit-elle. DETRUIRE dit-elle.








détruire dit-elle

24.2.0912:45 PM




9:31 AM
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j’ai la tête griffée de mon plus animal secret
à ton ombre ma mémoire à glissé sa corde
avalé ta quantité de voix visage écriture
qui en lames me défont le dedans
tout en moi qui est toi organise une défaite
à porter ton cadavre vois comme j’en coule
dégueule à pleine bouche ce qui n’est pas à dire
mes yeux en collier collés sur mon tout-toi
effrayée à si bien tenir dans ta cage
ta nuit me rentre dans la bouche comme le verre sous la peau
ton piège commence ailleurs et fini sur moi
tes dents barbelés ont toute la violence en excuse
les falaises de ton bassin ont tous les suicides permis
réduis moi en toi jusqu’au malaise des autres
à tirelire évidée j’ai le trésor en fuite entre tes doigts
à fondre tes mains dans toute cette zone rouge en crise
je fouille jusqu’au millième de toi qui me contient
nue comme jamais bien pire que sans rien
nue comme sans rien pire que jamais
t’attendre partout c’est en crever chaque seconde
les rideaux lourds posés sur les trains potentiels
bleute moi jambes nues bras joues
écrase moi les années écrase moi la jeunesse
écrase moi l’innocence écrase moi l’attente
écrase moi le souffle écrase moi toi moi toi
écrase ce qu’on a perdu en moi jusqu’à trop
enlisée tordue par tes veines de lierre qui grimpe
mon corps t’aboie te hurle t’avale
blockhaus à tirer cru sur mes chiens de fantasmes
petite hypnose je fantomatise contexte et tout le hors-nous
roule à l’infini sur ma mappemonde de bris d’os
j’ai trop-tout pour toi même oublié à zéro
on a mis le feu au foin de ma mémoire
on a scié ma cervelle avec routes autoroutes ultra routes
je m’offrais laide toute entière comme la plus jolie des captures
chaque fronce de mon mystère fouillée à sec
chaque corde de ma voix râpée jusqu’au silence
qui jusqu’au au cri n’attend que ton électricité raide
abandonne moi pour mieux me revenir retenir contenir
abandonne moi surtout surtout surtout pas







8:32 AM

j'ai des arabesque cachées dans ma mémoire
t'as avalé mon compte à rebours
depuis je fais de la marche arrière

tu pues l'orgasme asthme
tu pues l'orgasme plié déplié replié en origami




23.2.0911:56 AM
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22.2.096:18 AM



De la mer dans tes poches, sous tes paupières. Posée sur le rebord de ta fenêtre et enfermée, je suis enfermée par dehors.







12.2.099:21 AM
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"une hirondelle entre tes jambes ne fait pas le printemps dans ta fente", clara.









s




11.2.092:24 AM
Je m'en souviens encore du jour où je suis un arbre.










Je m'en souviens encore longtemps du jour où ma sœur est un nid.













9.2.096:45 AM



Je cherche un homme en moi qui ne sois pas celui que je vois.




3:49 AM









7.2.095:04 AM




je suis la pleine prison de mes nerfs végétaux
qui à pleine racine étriquent toutes mes formes
on se cogne en quilles entre étranglés yeux grands fermés
j'aimerai une minute de silence extrait du silence semé en neige
je fais bocal autour de mon plus-que-coeur : mon silence
des rafales de gifles à fenêtres ouvertes dont la conclusion sont ces
débris d'oreilles bouchées d'immeubles et d'immeubles en travers
je marche devant mais par derrière c'est reculer
ma marche est une marche à la portée déglinguée
aux notes pendues dans les fils notes dérapées j'ai un genoux qui saigne
quelques particules cellules en couleur technicolor font peau neuve
au code de la route black and white and white sont les corps de saison froide
tu t'en sors monochrome à tatons achevés peste de nuit au mensonge bleu
aveugle si je parle ce n'est plus aveugle c'est trahir
muette si je vois ce n'est plus muette c'est mon destin
à tous nous formons moi et je me propose comme la première
mais à question aux os vide je demande oui mais par quel vagin
noyade en pente 3% boyaux à la main j'essore ce ventre
à la musique épaisse par lequel minuit bright light ne passeras plus
j'abécédaire mon langage époumoné à flots rompus mer calmée
donne moi un cola - chips, j'ai du béant en stock
suis la signalétique pour le néant indications en néons
néant c'est le ver solitaire qui te suce depuis la naissance atomique
à la rambarde des néons j'attéris donc dans ton presque-corps atomisé à neuf
l'histoire a zéro non stop l'histoire à zéro est-ce du cul ou bien de la neige




1.2.096:39 AM



Je coule à vide. A la pêche à la ligne on tire mes émotions en crêpe. Je gagne à la loterie en disant "je n'ai plus d'amoureux", je pars me cacher dans la peluche immense mais au stand de tir on joue déjà mes sentiments. Mes membres fondent en barbapapa, je vois les enfants roses qui tournent en boucle sur des chevaux sages. Des dagues de lumière prennent mon corps pour cible une centaine de fois. Trouée de couleurs j'avale ma limonade. Par mes pieds se répend le brouhaha, je grimpe au deuxième étage du carrousel pour le silence, mais l'amoureux attend pomme d'amour à la main, rouges et collantes sont mes mains, le crime a déjà eu lieu et il ne sait pas qu'il a tourné fantôme depuis déjà quelques mois.