Tout DETRUIRE dit-elle. DETRUIRE dit-elle.








détruire dit-elle

30.4.0712:17 PM
Aimer Claire.




















27.4.0710:53 AM

(*)

PREMIEREFOISPREMIEREFOIS
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laisse pas faire les pervers petite noyée.
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Tenir dans la main un bouquet de nymphomanes noires. Je connais par coeur quand tu t'accélères, la voix qui marche sur mon corps. Ce n’est plus contenir son corps, c’est se réunir a l’extérieur, dans toute la pièce, être tout sauf ce corps, et donc compresser sa forme jusqu’au point douloureux. En attendant à chaque fois notre première fois ; j’apprends à ma sœur à découper les pétales de marguerite. C’est le même processus. Avec toi j’ai donc aussi un rapport physique avec toutes ces autres filles, l’enfilement d’utérus tempête en moi. Bling Bling. Des inconnues dans mon corps. ADN sans contenance. Je ne connais pas leurs visages. Pas le chiffre exact. Ces intimités fantomatiques s’accrochent comme une tumeur. Ca stagne, ça reste à vie. Tu les pousses en moi. Irrémédiablement. Je ne connais pas la couleur de leurs cheveux. Comme ces choses que l’on met à la poubelle. La poubelle du reste, de ce qu’on a froissé, oublié, vécu. Mon vagin est un meuble de rangement très commode. Pour ça. Un meuble poubelle. Je ne connais pas tous leurs prénoms. On ne devrait pas avoir le droit. Chaque fois que tu entres, il te reste quelque chose. N’importe où. Qu’importe quand. Une marque. Un bout de chair. Une violence. UNE FILLE. Chaque fille s’accroche. Chaque fille y vit. Se cramponne. Perds tes filles en moi. Démultiplie la présence à 38°C. Au final, quoi, puisque je fonds, plus de 100. L’addition de la médiocrité. Infecte, quand tu les perds en moi. Infecte, le jour ou tu me perdras dans une autre fille, avec les autres. Infecte, ceux qui ne se rendent pas compte. Suinter les filles. Infecté, mon corps a des kilomètres à la ronde…





(*)tennagemutant







































24.4.074:52 AM










23.4.075:27 PM

Dans l’affection du désamour. En dessous de la lèvre inférieure, sur le côté droit et gauche, il y a un petit coin sans barbe. Avec les doigts. En aval, la main glisse sur le grain. La fille perce quand il dort. La fille s’assoit sur son visage. Et parfois je m’assois sur le silence de la fille, par une caresse, ce genre de choses, qui brise le silence. Qui brise tout court. Des os mous comme de la dentelle, parfois j’aimerais pouvoir faire de drôles de choses. Mes jambes ne sont jamais assez cassées. On m’a dit un jour que j’étais une fille qu’il fallait mater, dominer. Ce même jour, je me suis rendue compte que j’aurais pu étrangler mains nues le corps nu d’une fille. L’écriture, ce n’est pas un truc de fille ? J’ai le meurtre innocent. Et des grands yeux pour aller avec. Le bal des créatures. J’attends que les fantasmes reviennent creuser aux couteaux dans les fentes. Il y a bien des choses impossibles si je ne mouille pas. Bien des choses. Pour cacher ma vision des choses faudrait couper des joues et coller des petites parcelles de ça partout sur les endroits douloureux. Douloureux. Tes douleurs sont les ponts de peaux les plus doux. Les attractions végétales. Ton sexe est une plante carnivore : il réagit a la vie. Le rapport, le magnétisme. J’appréhende le sexe avec les mains de l’enfant. Observe un corps mélange ciel-mer. La force jumelle. Grains de beauté sans relief. Je me retrouve désynchronisée assez vite. A cet endroit les veines sont bleues. Ici vertes. Là violettes. Dépose des paquets de vent. Les veines mènent quelque part si je les suivent du doigt, c’est une histoire de patience. Dépose des miettes de bouche. Là où le sang tape. Il cogne à ta peau qui n’ouvre jamais les frontières, qui ne laisse jamais le chemin de l’évidence : moi et ton sang. Alors toujours il frappe, la peau se soulève, n’ouvre jamais. Ces choses qui ne se toucheront jamais, a quoi servent tes battements de reins, y arrivent t’ils vraiment ? Au fond de quoi. On cherchera toujours la meilleure manière de se déployer. Existe-t-il ce point précis ou tu ne peux pas être plus en moi, le pire mouvement que je défroisse pour te recouvrir ? Un jour, on utilisera des haches. D’une manière scientifique je me roulerais en position fœtale. Les veines de mes mots tombent en ciseaux ouverts. Je ne suis pas toi. Je ne suis pas elle. Je ne suis pas lui. Je ne suis pas moi. Je ne nous sommes pas. Je ne nous suis plus.

Si j’écarte les jambes on peut y lire mon âge.


9mars2006


IL NE ME RESTE PLUS BEAUCOUP DE TEMPS A MOURIR


Cela s'enfonce. Combien de temps pour. Cela s'enfonce. Et toujours ma Catherine. Anatomie de l'enfer déverse les gouttes de citron dans mon lait, la femme qui s'agenouille devant l'homme, à minuit dans la rue. Qui est elle. L'homme qui lui tient la tête, fermant ses yeux. Je n'écrirai pas plus fort pour que l'on m'entende. Cela s'enfonce. Je ne dessinerai pas la fêlure sexuelle, la couleur du sang noir des poignets, non, j'expose ma peau offerte aux ronce sauvages, je touche rouge, je sent rouge, j'entends rouge et je mange les sons pénétrants. Cela s'enfonce. Encore. Et pourtant.


Je n'ai aucune sexualité.


Et pendant la nuit je prends des aspirines amères, et là, je sens que j'ai le corps prédisposé aux cancers, arraché a l'amour, je prévois de mâcher les chrysantèmes, de les recracher au bord de mon matelas. Mes vertebres de poupées froisées, je rêve que la nuit je sors dans les rues aux lampadaires aléatoires, pieds nus, cela, cela s'enfonce.


Sexualité blanche.


Et qui croit t'on. Je suis une jeune fille qui n'emprunte que la forme des jeunes filles. La nuit je compte mes os, j'imite les gestes et la moustache des adolecsents, pour mieux penser que je les détournes, pour mieux me moquer. Et cela s'enfonce. Mais cela ne suffit pas. Non. J'ai les rituels dans mes yeux, en cachette je coupe une meche de cheveux des jolis garçons, laisse glisser les mots incantatoires, danse autour de la bougie tremblante. Dépose mes yeux sur les plumes d'un paon. Et passe inaperçue. Je regarde les jolis garçons. Couds mon sexe à ma peau, et saute. Fais des sourirs aux jolis garçons, les jolis garçons, les jolis garçons. Ont quelque chose qui me fait tanguer. L'anatomie de l'enfer. Mes sourirs guimauve, ma poitrine coquelicot. Mais cela ne me dit rien. Histoires de si tu le veux bien. Histoires de si je le veux bien. S'enfonce. Histoires de celle qui ne veut rien. Cela va. Cela vient. Les jolis garçons et leurs muscles émouvants. Moi je m'en garde bien. Seulemment voilà. Parfois je m'ennuie.


Moi je n'ai aucune sexualité.


Aucune ? Non, Aucune. La poussière prend des formes de nuages sur mes robes. Et les jolis garçons qui regardent mon corps dans la robe, a travers, sans la robe. Cela s'enfonce. Il y a la chaine désirante. Mon corps intéréssant, mon coeur intéréssé par les morts. Par les jolis garçons morts. Quand Tristan Tzara me rejoint en secret dans la nuit, quand Paul Eluard me regarde par la serrure pendant la douche, quand Bobin m'attend pres du feu de doigts. Oh les jolis garçons!Toujours Aucune ? Non. Toujours pas. Les détails que j'oublie.
Sexualité du bouton végétal.
Cela. Cela. Cela. Cela s'enfonce. Silence. Je dois revivre demain. Ne ramasse pas les plumes des oiseaux au dessus des plaques d'égouts. Et les jolis garçons les offrent comme des fleurs, les mettent dans mes cheveux pendant que les jolies filles m'en envoient des très colorées.


Ma sexualité parfaite.


Grande de trois auriculaires. Quand les jolis garçons croient atteler les papillons de la foudre. Mais que croyez vous. Et qui imaginez vous. Puisque je n'en ai pas. De sexe. Imaginez! Neuf centimètres d'absence. Et pourtant. Mes jolis sourires, envoyés pétales par le vent de mai. Leur imaginer des lettres sans réponses. Pour eux. Les jolis garçons. Trahissent mes sous-vêtements trop pleins d'air. Jouer dans une immense fontaine avec, de l'autre côté. Du jet. Un joli garçon. Innocence. Et cela. Les jolis garçons. Ces cons. S'enfonce. L. O. I. N.

Et cela. Oui...




Et ceux-là s'enfoncent le doigt dans les prises de leurs yeux

(ne pas croire les mensonges de la)
Jeune fille X




5.4.072:08 PM
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12:28 PM


Perception de la profondeur irréelle. Je ne vous dirais rien d’intime. Par strates se plaquent les ondes de chaleur liquide, ta tête claque contre les murs et je jette mes genoux qui s’explosent contre les étagères. Le processus d’ovulation est rapide. Prends ça. On n’a pas su dire. On n’a pas dit. On a tout dit. On est mort dans un mouvement parallèle. C’était presque du hasard. C’était presque un sentiment. Je n’ai pas perdu mes esprits, certaines femmes ont une stérilité causée par des désordres hormonaux et / ou ovariens entraînant une dysovulation ou une anovulation. Dans cette chambre les nœuds du bois sont des yeux hypnotiques, on demande où sont les prostituées modernes, si elle n’ont pas déjà commencé a creusé ton ventre. Ton ventre ou autre chose. Par où est rentrée cette effraction. Prends ça. Accroupie au sol j’entends la danse synchronisée des chevaux affolés. Veux tu essayer. Tu as des émotions internes qui ne peuvent plus rester que sur cette surface de corps, quand tu sens les émotions creuser des racines du cœur de ton profond, elles fleurissent sur cette croûte de peau douce : tu bandes. Certaines destructions ne sont pas mesurables. Pour avoir le maximum de chance de grossesse vous devrez avoir des rapports sexuels réguliers dès observation / ou provocation de l’ovulation. Les racines d’arbres détruisent les immeubles. Mes cheveux te poussent de l’intérieur. Les racines s'étendent-elles autant que le déploiement des branches ? Peut être, dos de pic a glace. J’ai tellement, tellement découpé tout ça. J’ai tellement reconstruis. Prends ça. J’ai dessiné des mobiles célestes, parfois je rêve de sa bouche d’eau et de sang. Ecris mon prénom, écris mon prénom elle demande. Une plaque violette sans origine boursoufle. Une scission nécessaire ne peut s’accomplir. Prends ça. Tu sais, certains animaux ont le sang froid. Dans le noir, je tends mes mains vers des filaments de verre, au moindre tremblement tout se brise. C’est comme ça que ça se passe. Plonger ses mains dans le dangereux. Quand je veux t’embrasser, je dis toujours ne t’inquiètes pas je n’ai pas fait de fellation. J’apprends juste à observer les oiseaux. L’eau n’est pas bleue. Je fais abstraction, le plus possible. Je fais abstraction. Les baisers sont censés faire une certaine musique inaudible. Dans une cage a oiseaux, je mettrais des débris de muscles. Les miens, les tiens : ceux de personne. Prends ça. J’effraie les être fragiles. Je n’ai pas le sens du rythme. Je suis sur le fil. Et surtout ne me regarde pas. Prend ça comme. La virilité des êtres gracieux. Je la côtoie en quatre membres. Je me fou des fleurs, je m’intéresse aux tiges. Parce que ça se tord. Quelles sont tes possibilités, je n’ai besoin de rien. Et même que quand je reste, je ne sens plus rien. Point où s’arrête l’action de quelqu’un ou de quelque chose: la limite. Prends ça. Est-ce que c’était facile ? Est-ce qu’il t’a fallu du courage ? Est-ce que tu avais peur ? Et après ? Qu’est ce que tu as vécu ? Qu’est ce qui t’a échappé ? Est-ce que tu étais là ? A quel degré ton corps se rattachait à la terre ? A moi ? Dans ce rêve j’ai lu un livre qui s’appelait « Nymphe n°21 », puis quand les infections sexuellement transmissibles se sont mises à courir sur moi j’ai sursauté fort. Il arrive que je me demande quel âge ont mes pensées, et s’il existe moins insignifiant que l’âge. J’aime avoir des cheveux dans ma bouche. Les êtres fragiles mangent des cœurs de roses séchées en vous regardant bien en face avec leurs grands yeux noirs. Je ne lui précise pas les nombres. Prends ça. Je ne vous dirai rien d’intime. Perception de la profondeur irréelle.